Le projet école citoyenne

L’école citoyenne s’inscrit dans une logique de sensibilisation et d’éducation des jeunes scolarisables.

Tout commence par la décision volontaire et libre d’une école de participer au programme. Il s’agit pour le jardin botanique de répondre favorablement à l’école en question et suite à une série de rencontres un programme et un contenu sont préparés à l’intention des élèves.

Le contenu n’étant pas standard il dépend du problème que l’école aurait identifié et qui nécessite l’appui du jardin botanique pour mettre en œuvre une dynamique de solution.

C’est donc un programme assez participatif avec une forte implication des bénéficiaires. Les séances de sensibilisations sont animées par des personnes ressources mandatées par le jardin botanique et qui ont une bonne connaissance de la thématique retenue.

Ces personnes ressources sont des stagiaires, des volontaires et autres qui décident de se rendre utiles et disponibles et qui acceptent volontiers de partager leur connaissance avec les jeunes dans le but d’aider à la protection de la nature.  L’école doit disposer d’un terrain pédagogique qui permet de faire un minimum de pratique nécessaire pour une meilleure fixation des contenus dans l’esprit des apprenants.

Le projet 3 R (Reboisement par la Route pour la Restauration)

Aujourd’hui, le reboisement est l’apanage des initiatives privées mais surtout des ONG qui travaillent en synergie avec les communautés villageoises en vue de lutter contre la déforestation et la désertification. Ce type de reboisement à n’en pas douter augmente progressivement le couvert végétal du Togo mais pèche un peu en ce qu’il ne privilégie que des essences du genre : Teck, Eucalyptus, Terminalia superba, Cassia siaméa ….. qui ne sont nullement pas menacées d’extinction.

Le projet « 3R » dans son originalité propose une approche de reboisement pour la conservation. C’est donc une approche essentielle tenant compte des préoccupations actuelles de dégradation des habitats naturels des plantes à savoir : la pression démographique, la pollution par les pesticides et le changement climatique.

Il s’agit d’une conservation in situ dont les caractéristiques sont les suivantes :

1 – La responsabilité de la fourniture de jeunes plants viables prêts pour le reboisement est du ressort du jardin botanique qui après prélèvement des graines dans la nature, les fera germer en pépinière avec un suivi adéquat permettant l’obtention des plants robustes et de taille optimale gage d’une bonne reprise.

2 – Les jeunes plants qui feront l’objet de plantation seront des espèces forestières en danger ou en danger critique d’extinction.

 

3 – Un ciblage par zone endémique est a priori nécessaire. En effet, étant entendu qu’il s’agit d’une conservation in situ, la logique voudrait que les graines récoltées dans un écosystème donné produisent de jeunes plants destinés à coloniser les routes et pistes de la même localité. Toutefois, les localités menacées feront l’objet de réintroduction des arbres disparus ou en instance de l’être.

4 – Les aires de plantation seront les 2 bordures de routes, pistes et autres viabilisées qui joignent les différents cantons, villages et communes d’une préfecture donnée. Le Togo compte à ce jour 35 préfectures. L’action sera mise en œuvre dans une préfecture pilote celle de Tone où les avancées du désert sont manifestes.

5 – Une forte sensibilisation est nécessaire auprès des communautés, établissements scolaires et autres groupes sociaux (comité villageois de développement) partenaires au projet. L’objectif de la sensibilisation serait d’induire une adhésion et une forte mobilisation au projet. Mais sa finalité ultime serait d’arriver à faire comprendre aux communautés concernées l’importance capitale du suivi et de l’entretien des jeunes plants pour garantir leur développement afin qu’ils deviennent des arbres centenaires de demain.

 

6 – La mise en œuvre des actions de terrain est un élément essentiel qui doit s’appuyer sur l’organisation administrative locale en place. La responsabilité de plantation de suivi et d’entretien des plants sur un tronçon de route qui relie deux localités est équitablement partagée entre les comités villageois de développement de ces deux localités voisines. Ainsi, chaque CVD s’occupera de la moitié du tronçon de la route en question.

Nous avons tous un rôle à jouer dans la sauvegarde des espèces végétales en danger

Le projet décideur en herbe

En fonction de notre vision futuriste, au-delà des solutions alternatives de court et moyen terme, nous sommes plus favorables aux actions à long terme qui sont susceptibles d’impacts réels. C’est pourquoi les actions prévues seront inscrites dans la durée pour induire un changement de mentalité auprès des jeunes scolarisables d’aujourd’hui mais qui seront inévitablement les décideurs de demain. Ainsi, la protection de la biodiversité deviendra beaucoup plus une question de comportement et d’engagement qui garantira un meilleur résultat en faveur de la sauvegarde de la nature.

A ce propos, notre réflexion est simple et très pragmatique. En effet, à partir du cycle 3 primaire jusqu’en classe terminale les enfants sont soumis à un cours obligatoire à savoir les Sciences de la vie et de la terre (SVT). Imaginez maintenant qu’en plus des chapitres usuels de cette matière on ajoute un ou deux chapitres destinés exclusivement à l’information et à l’éducation sur la biodiversité. Bien entendu ce socle principal d’éducation sur la biodiversité doit se compléter et s’enrichir d’enseignements sur les changements climatiques.

Ces enseignements seront donnés avec toute l’exigence pédagogique, didactique nécessaires avec un accent particulier sur l’aspect réel et pratique des cours dispensés. Le jardin botanique jouera le rôle de préparation des supports de cours (vidéos, photos, contenus, matériel végétal,….)

Le contenu de ces chapitres sera fonction du niveau de scolarité de l’enfant sachant que son cursus scolaire couvre au moins 10 années allant du cycle 3 primaire jusqu’en classe terminale. Un programme de protection de la nature bien ficelé et bien administré sur 10 ans de scolarité doit être capable de mouler de jeunes citoyens véritables défenseurs de la nature.

L’ensemble du contenu à dispenser sur 10 ans de parcours sera organisé en 3 modules séquencés de la façon suivante :

  • Module 1 : qu’est-ce-que la biodiversité ?
    • Durée : 3 ans
    • Niveaux concernés : CE2 au CM2
  • Module 2 : Qu’est-ce-qui détruit la biodiversité ?
    • Durée : 4 ans
    • Niveaux concernés : 6ème en 3ème
  • Module 3 : La protection de la biodiversité et la promotion des emplois verts
    • Durée : 3 ans
    • Niveaux concernés : 2nde en terminal

La capacité de ce nouveau programme à formater des citoyens entièrement acquis à la cause de l’environnement est une certitude. Cependant la nature humaine étant ce qu’elle est,  il est impossible de garantir si ces jeunes seront suffisamment sages pour agir à terme effectivement en faveur de la nature si de toute évidence la séduction de la cupidité et la tentation du gain facile prennent le pas sur la conscience. L’amoindrissement de ce risque réel majeur passe par la mise en œuvre d’un programme d’éducation civique axé sur la dimension éthique.

Ce projet doit se faire avec une forte implication des pouvoirs publiques, des ONG internationales intervenant dans l’éducation des enfants.

Les camps chantiers Eté 2019

Les travaux d’installation des premiers jeunes plants des espèces forestières dangereusement menacées d’extinction sont programmés  pour mai à fin août 2019. Bien avant cette période des travaux de préparation et d’aménagement du site sont nécessaires. C’est aussi une nécessité de commencer par agir sur le risque que représentent les populations riveraines en les sensibilisant au bien-fondé d’un jardin botanique. En vertu du caractère participatif du jardin une série de camps chantiers sont programmés. Inscrivez-vous et joignez-vous à ces centaines d’autres internautes pour commencer l’histoire centenaire voire millénaire du jardin botanique.

Les thèmes des camps chantiers sont les suivants :

Ordre Thèmes Période Prérequis Participants attendus
01 Aménagement du site Du       au    2019 Géographe-aménagiste, architecte, urbaniste 10 personnes
02 Construction des infrastructures de base Mars 2019 aucun 15 personnes
03 Installation pépinière Janvier à mai 2019 Aucun ; mais si possible botanique, horticulture 10 personnes
04 Etiquetage et introduction des plantes dans BG-BASE Mai 2019 Aucun ; mais si possible informatique 15 personnes
05 Plantation des jeunes plants Juin à août 2019

Soit 6 vagues de 10 jours chacune

aucun 300 personnes

 

Consulter la fiche technique de chaque camp chantier

Et si vous nous proposez vos projets ?

C’est une possibilité donnée aux internautes de s’impliquer de façon plus personnelle dans l’implantation des différents maillons du jardin botanique pour en faire un ensemble unique parfaitement cohérant dans une architecture sauvage pour un plaisir fou du visiteur. Il s’agit pour ceux qui le désir de proposer à l’administration du jardin botanique des projets novateurs en lien direct avec son aménagement. Il peut s’agir de l’implantation d’un équipement golfique, d’une volière, d’une serre, d’une unité d’accueil des bébés  animaux orphelins, jumelage,…, bref tout ce que l’imagination humaine peut trouver d’inédit.

La dimension participative du concept vous donne la possibilité inédite d’être le maître d’ouvrage de votre projet personnel au sein du jardin botanique communautaire.

Comment proposer un projet ?

  • Identifier un projet et en proposer un résumé qui précise l’intérêt, le lien et comment il s’intègre au jardin botanique
  • Avoir la capacité de mobilisation de ressources pour sa mise en œuvre
  • Etre disponible pour conduire le projet en partenariat avec une équipe locale
  • Préciser si vous êtes une équipe (amis, collègues étudiants, association….)
  • Préciser vos compétences, expériences et autres éventuellement en lien direct avec le projet.

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